Juan Berrozpe: peintures, asphalte et poésie à la galerie Éric Dumont.

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La mer, ça a toujours été un appel au voyage. Et le moins que l’on puisse dire quand on voit les peintures de Juan Berrozpe, peintre basque de San Sebastián, c’est qu’il y a dû en avoir des voyages. Loin des clichés, des scènes pittoresques de  plage ensoleillée, l’artiste nous propose en effet de fascinantes vues de mégalopoles desquelles s’échappe une véritable poésie urbaine.

Habile dans ses perspectives, efficace dans ses compositions, Juan Berrozpe séduit surtout par la lumière qui habite ses œuvres et la maîtrise de sa palette de couleurs. Tons rouilles, gris colorés humides, phares de voitures brûlants : la ville respire l’asphalte mais aussi, curieusement, la sérénité. L’humain est bien en retrait dans ses paysages, mais les seuls portraits, ceux de chiens errants, représentent manifestement les tensions, puissances, voire les violences sous-jacentes. L’ambiance électrique semble ainsi répondre au gigantisme des buildings et il en résulte pour le spectateur beauté et poésie. Des œuvres mises brillamment en résonance par le galeriste Éric Dumont avec les superbes sculptures « raw art » de Gérard Cambon.  Voitures rouillées, roller vintage détourné, les petits personnages du sculpteur habitent avec humour des objets d’antan et de bien drôles de créations. À découvrir à la galerie Éric Dumont, à Troyes, jusqu’au 8 mai.

 

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The sea has ever been a call to the journey. And the least we can say about Juan Berrozpe’s paints, a Basque painter of San Sebastián, it is that the man seems to have travelled a lot. Far from clichés, the pictures of sunny beach, the artist shows us indeed fascinating views of megalopolises from which escapes a real urban poetry.

Skillful in his perspectives, effective in his compositions, Juan Berrozpe seduces especially by the light which lives in his works and in the control of his color palette. Tones rusts, grey colored wet, ardent car headlights: the city inhales the asphalt but also curiously serenity. The human being is very set back in his landscapes, but the only portraits, those of stray dogs, represent obviously the tensions, the powers, even the violence, underlying. The electric atmosphere seems to answer to the gigantic size of high rises and it just results beauty and poetry.

Works splendidly combined by the gallery owner Éric Dumont with the magnificent raw art sculptures of Gérard Cambon. Rusty cars, diverted vintage roller, the small characters live funnily in former days objects and great creations. To discover to the gallery Éric Dumont, Troyes, until May 8th.

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