Parcours d’artisans : Trois Chemins…

 

Joseph Garofalo, tatoueur-peintre à Payns.

 

Avant d’être tatoueur, Joseph Garofalo a été électricien pendant 18 ans. Attiré par la peinture depuis tout jeune, il aura fallu une rencontre avec le brillant tatoueur Noon, et une grave maladie en 2005, pour que le projet murisse doucement, durant deux années de réflexions avec ses proches et d’introspection.  Après un apprentissage d’abord auprès de Noon, puis dans un autre salon de tatouage, Joseph a finalement sauté le pas en 2014. Il décide alors de se lancer en véritable chercheur dans le tatouage, avec son univers, sa touche, son goût pour la peinture et les couleurs.

 

« La transition n’a pas été évidente ni mentalement, ni financièrement. Il a fallu investir pour du matériel, faire des travaux chez moi, et accepter de changer de vie. Le tatouage m’a permis de faire des rencontres incroyables, et de mettre ma créativité au service des autres. L’écoute est pour moi primordiale et pouvoir aider les autres est un accomplissement. »

Attiré par l’art-thérapie, Joseph est en effet également investi dans des associations de soutien et de discussion à des personnes ayant connus des drames personnels, comme Semicolon project – point virgule France. Le tatouage est alors une façon de dissimuler des blessures corporelles, ou devient un véritable moyen d’expression.


christophe

Christophe Maucort, AED Services, électricien spécialiste automatisme et domotique à Torvilliers.

 

Voilà un an et demi que Christophe Maucort a crée sa structure AED Services, devenant indépendant après un parcours professionnel qui l’a emmené bien loin, avec notamment 7 années au Canada à son compteur ! Après une formation en mécanique général et un BTS en mécanisme industriel, Christophe a d’abord travaillé 7 ans en bureau d’études dans la conception de machine spéciale pour l’industrie. Partir au Canada, c’était ensuite aller à la rencontre du rêve américain :

« Nous sommes partis avec ma femme, j’ai trouvé un emploi dans une entreprise qui fabrique des systèmes d’accès sur mesure, pour l’industrie essentiellement. N’ayant pas d’expérience « canadienne », j’ai commencé par le bas en tant que simple câbleur, et on m’a alors donné la possibilité d’évoluer, en tant que technicien de maintenance itinérant, puis chargé de l’amélioration continue des produits,  responsable d’atelier et enfin chargé de  projets. Là-bas, j’ai beaucoup apprécié la liberté d’action, la confiance donnée aux techniciens « terrains » et la place primordiale que l’on accorde au service client, avec l’objectif du sur-mesure.»

De retour en France, après quelques années chez EMI à Bréviandes et 3MLS à Saint-Thibault, il est resté ce goût pour l’esprit d’entreprise « américain » et surtout cette volonté d’ouverture, de liberté d’action. Christophe s’est donc finalement lancé début 2016, avec un solide bagage en automatisme et en électricité, et une volonté de participer au développement de la domotique dans la région.

 

« La domotique est encore à ses débuts en ce qui concerne les services à la personne, les problématiques existent. Adapter son logement ou sa maison peut aider à trouver une alternative à la maison de retraite. De nombreuses solutions existent, d’autres restent à développer, avec cette possibilité de l’adapter au cas par cas. »


 

Stéphane Bibient, Coutellerie Baron de Lys.

 

Stéphane Bibient, est bien connu dans la région comme le sympathique Artisan Aubois, spécialiste du bâtiment. Depuis trois ans c’est une nouvelle corde qui est venue s’accrocher à son arc, une activité en plus, pour laquelle il s’investit et travaille avec passion : la coutellerie. Un nouvel apprentissage pour cet artisan accompli, qui découvrit les premières ficelles de la fabrication d’un couteau… sur Youtube ! De bonnes mains, une curiosité et une volonté à toute épreuve, S.B. conçoit désormais un couteau de A à Z : la forge de l’acier, le manche, et même l’étui en cuir !

« Je prépare d’abord l’esquisse de la lame, tout part de la lame et après j’essai de voir de qui pourrait s’adapter, et suivant l’inspiration j’adapte les formes et les matériaux. Mon style a évolué avec le temps, avant j’avais tendance à faire des émoutures  plates, et maintenant j’ai tendance à faire plus d’émoutures creuses… mais j’ai toujours un amour pour le bowie, qui a à la fois de belles courbes et un côté agressif. »

 

Si un couteau représente entre 10 et 20 heures de travail, c’est que chaque détail est soigné. Il suffit de découvrir la diversité des matières premières choisies pour les manches : snakewood, os de chameau ou même… de mammouth ! S.B. produit différents type de lames, damassées, avec des motifs acier carbone révélés à l’acide, ou plus inoxydables, avec plus de chrome, pour les couteaux de restaurations. Il partage aujourd’hui volontiers son expérience et son savoir-faire :

« Quand on a la volonté et le plaisir, ce n’est pas un problème, on peut y arriver. La coutellerie est une belle famille, et ce qu’on dit dans la coutellerie, c’est que pour bien faire des couteaux, il faut aimer les gens ! Un couteau doit en effet d’abord être un bel objet, que l’on a plaisir à regarder et à avoir dans la main, ça a aussi un côté affectif et convivial. Chaque étape de fabrication nécessite des savoir-faire différents, qui sont passés avec le temps par des échanges avec d’autres couteliers, des investissements en outils adaptés, et des astuces pour trouver des solutions ! »

F.P.

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