Les régionaux de l’étape : l’échappée belle avec Jérôme Simon !

 

 

Alors que la ville de Troyes s’apprête à accueillir avec panache Le Tour de France 2017, nous profitons de l’exposition à la Maison du Boulanger, « Les régionaux de l’étape », pour rencontrer un des sportifs aubois mis à l’honneur : le vaillant et sympathique Jérôme Simon !

Plusieurs membres d’une famille à haut niveau dans un même sport, c’est loin d’être commun. Or ce sont bien quatre frères, originaires de Mesnil-saint-Loup, qui ont ainsi rayonné dans les années 80 aux côtés des plus grands, faisant la fierté de toute une région. Si Pascal Simon avait plus le profil grimpeur de haute montagne, Régis plutôt « sprinter-attaquant », François plus « sprinter-polyvalent », Jérôme quant à lui était plutôt « grimpeur-puncheur » de moyenne montagne, l’attaquant « baroudeur » pour qui il fallait du rythme et que ça bouge !

« À l’époque, l’instinct et le ressenti de la course était primordial, il n’y avait pas tous les outils technologiques d’aujourd’hui aussi bien en terme de cardiofréquencemètres, que de moyens de communication avec les directeurs techniques. Le rôle du capitaine de course était donc très important, c’était lui qui redescendait parfois tout le peloton pour dire à ces coéquipiers de remonter, il fallait être d’autant plus courageux !

Le fait qu’il y ait moins d’encadrement permettait aussi qu’il y ait plus de folie, et donc de spectacle. Moi, j’aimais bien les échappées, repousser mes limites, et donc j’y allais, même si  au point de vue tactique ça n’a pas toujours été judicieux ! Mais ça faisait partie du spectacle. Aujourd’hui, c’est un peu plus millimétré, mais le rythme est plus intense et donc le spectacle est différent. La pression dans le peloton a toujours été très forte : en général les 4-5 premiers jours, c’est la jungle ! Et ce sera toujours l’humain qui fera la différence. Un bon cycliste c’est 50% de physique et 50% mental. »

 

 

T.C. Que représentait le Tour pour vous ?

« Quand tu es professionnel, Le Tour de France, par rapport aux autres courses, ça n’a rien à voir. Les autres courses c’est déjà un haut niveau, mais le Tour, c’est 3 fois plus : plus vite, plus de monde, plus d’enjeux. Le rythme est beaucoup plus nerveux, et il faut vraiment en vouloir pour remonter et s’imposer dans le peloton. Le premier tour, dès que tu arrives au prologue c’est parti ! J’avais 23 ans à l’époque avec déjà deux années pro, qui m’ont permis de gagner en force et en endurance. »

 

T.C. Quelle est votre rencontre la plus impressionnante sur le Tour?

« Le plus impressionnant c’était Bernard Hinault, j’ai couru pendant 5 ans dans son sillage, et ce qui était fort c’était qu’il était présent toute l’année sur les courses, pas seulement au Tour. Il marchait toute l’année, et quand il voulait attaquer, il était vraiment au dessus du lot. Quand j’avais 21 ans pour ma première année pro, je me souviens d’une échappée où j’étais seul avec lui, et j’en garde le souvenir d’un champion bienveillant, une force tranquille. »

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Professionnel entre 1982 et 1993, Jérôme Simon a participé 8 fois au Tour de France, avec cœur et bravoure. Victoire d’étape en 88 à Strasbourg, il a été a 11 secondes du maillot jaune, et a porté le maillot à pois de meilleur grimpeur. Toujours passionné, il participe encore bénévolement au dépannage neutre sur des grandes courses, au sein de l’association Assistance Sport Passion.

 

Nous avons rencontré Pierre Chailley, des Cycles Chailley à Saint-Julien-les-Villas :

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« J’ai couru avec Jérôme dans des courses locales, j’avais 21 ans et lui avait 17-18 ans, il était déjà très fort… Il avait beau être en junior, il faisait déjà très mal ! C’était un attaquant, quelqu’un de très fougueux et un solide grimpeur. Il pesait sur la course avec un très bon état d’esprit. Très gentil, humble, il se mettait à la hauteur de ceux qui étaient moins forts que lui et ça ne le dérangeait pas. Au niveau de l’équipe et même du peloton en général, c’était quelqu’un qui trouvait sa place partout. Peut-être parfois pas assez roublard pour percer plus loin chez les pros, mais réussir c’est une chose, et ne plus avoir d’amis s’en est une autre. Jérôme est quelqu’un avec qui on a envie de s’entendre, même s’il avait joué au foot, dans un sport collectif, il aurait pu s’intégrer sans problème. Comme équipier il a été bien vu dans toutes les équipes dans lesquelles il est passé, il a vraiment laissé une très bonne image. »

 

F.P.

« Les régionaux de l’étape », Maison du Boulanger, à Troyes, jusqu’au 31 juillet 2017.

 

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The regional of the stage: the narrow escape with the French cyclist Jérôme Simon!

While Troyes gets ready to welcome gallantly The Tour de France 2017, we benefit of the Trojan exhibition at La Maison du Boulanger, « The regional of the stage », to meet one of the local sportsmen put in the honor: the brave and sympathetic Jérôme Simon!
Several members of a family at high level in the same sport, it is far from being common. Yet it is well four brothers, native of Mesnil-saint-Loup, who so shone in the 80s beside the biggest, making the pride of a whole region. If Pascal Simon had more the high mountain climbing profile, Régis rather « offensive sprinter », François more  » multi-purpose sprinter « , Jérôme as for him was rather  » climbing – puncher  » of low mountain range, the offensive « adventurer » who needed big rhythm and move !

« At that time, the instinct and the felt of the race were essentials, there were not all the technological tools of today, as heart rate monitors, or communication with the technical directors stuffs. Thus the captain of race role was very important, it was him who sometimes got down again all the pack to tell for to his team-mates to go back up, it was necessary to be all the braver!

The fact that there was less supervision also allowed that there was more madness, and thus more entertainment. I liked breakaways, to push away my limits, and thus I went there, even if in the tactical point of view it was not still sensible! But that was a part of the show. Today, it is a little more graduated, but the rhythm is more intense and thus the entertainment is different. The pressure in the pack is still very strong: generally the first 4-5 days, it is the jungle! And it will still be the human being who will make the difference. A good cyclist it is 50 % of physical skills and 50 % mental toughness. « 

T.C. What represented the Tour for you?

« When you are professional, The Tour de France, compared with the other races, this has nothing to do. Other races have already a high level, but the Tour, it is 3 times more: faster, more world, more stakes. The rhythm is much more nervous, and it is really necessary to want it to raise and stand out in the pack. The first Tour, when you arrive at the prologue, it left, I had 23 years old in the time with already two years pro, which allowed me to win in force and in endurance. « 

T.C. What is your most impressive meeting on the Tour?

 » The most impressing was Bernard Hinault, I ran during 5 years in his trail, and what was strong it was that he was present all over the year on the races, not only in the Tour. He walked all year long, and when he wanted to attack, he was really above the others. When I had 21 years old for my first year pro, I remember a breakaway where I was alone with him, and I keep of it the memory of a friendly champion, a calm strength. « 

Professional between 1982 and 1993, Jérôme Simon participated 8 times in the Tour de France, with heart and bravery. Stage victory in 88 in Strasbourg, he was at 11 seconds of the yellow jersey, and carried the polka-dot jersey of better climber. With an unbreakable lust for cycling, he participates still voluntarily in the neutral repair on big races with the Assistance sport Passion association.
We met Pierre Chailley, founder of the shop Cycles Chailley to Saint-Julien-les-Villas:

“I ran with Jérôme in local races, I was 21 years old and he was 17-18 years old, he was already very strong … He might be in junior, he already hurt very much! It was an offensive cyclist, somebody very passionate and a robust climber. He pressed on the race with a very good state of mind. Very kind, humble, he could run with cyclists less strong than him and he didn’t mind. At the level of the team and even of the pack generally, it was someone who found the place everywhere. Maybe sometimes not bad enough to leak out farther at pros, but succeed it is a thing, and to have no friends is an other one. Jérôme is a nice person, even if he had played soccer, in a team sport, he would have been able to become integrated with no trouble at all. As team member he was popular in all the teams in which he passed, and he really left a very good image. « 

 

 

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